30 septembre 2008
Le weekend de Christophe
Mon weekend de reve à Marrakech s'est transformé en un weekend à Agadir pouvant être résumé en une image...
29 septembre 2008
Samedi 27 et dimanche 28 septembre : Week end à Marrakech
Samedi matin, grand débat dès 6h30, week end or not week end ? En effet, Christophe est très malade et nous hésitons à le laisser mais nous finissons à 7h15 par nous décider : nous partons. Heureusement Cécile habite à coté de la gare routière car nous y arrivons à 7h40 pour prendre le bus à 7h45. Mais ne vous inquiétez pas, les bus sont comme toujours à l’heure et le bus arrive à 8h pour partir à 8h10. En chemin, nous sommes arrêtés par des policiers, on ne sait pas vraiment pourquoi.
Au bout de 4h, nous parvenons enfin à Marrakech où dès la sortie du bus, on tente de nous arnaquer en nous proposant de prendre un taxi à 60dh alors que nous en trouvons un pour 30dh. Direction la place Jemaa el fna, grande place de la ville située dans la médina où l’on trouve plein de charrettes à jus d’oranges. Notre hôtel est à proximité et grâce à notre ami le guide du routard et son plan que nous avons promené tout le weekend end, nous trouvons l’hôtel en 5 minutes. L’hôtel est superbe, la chambre pas très spacieuse mais la terrasse et le cadre sont magnifiques.
Azedine nous appelle pour nous donner rendez vous devant le Mac Do. Puis coups de fil les uns à la suite des autres pour se retrouver, nous nous donnons rendez vous devant l’hôtel puis devant la rue. Il finit par nous donner rendez vous devant la koutobia, la quoi ? Heureusement c’est un monument très connu et en fait nous nous apercevons qu’on ne voit que ça dans toute la médina.
Nous nous promenons dans le jardin à coté puis partons visiter le souk où grâce à Azedine, de nombreuses minutes de palabres sur les prix sont évitées. Le souk est immense, plein de ruelles dans tous les sens et très coloré. Nous découvrons des magasins remplis de babouches, d’écharpes, de bijoux…..
Ensuite nous partons visiter les palais. Nous voyons pour la première fois des cigognes qui sont apparemment nombreuses dans le coin.
Nous décidons ensuite de visiter le palais de la Bahia mais Azedine se perd et nous visitons donc à la place le palais royal. Enfin plus exactement nous passons devant. Nos pieds sont épuisés mais nous repartons cette fois ci en taxi vers la menara. C’est un petit jardin avec un grand plan d’eau où sont parfois donnés des spectacles.
Le cousin et le frère d’Azedine nous rejoignent et nous sommes invitées à manger. Sa famille est adorable et nous sommes confrontées à notre problème habituel : tout le monde nous dit de manger alors qu’on a déjà la bouche pleine et plus vraiment faim. Nous goutons la harira blanche qui est à base de lait et de céréales, mais comme nous ne sommes pas fans de lait, nous apprécions très modérément.
Nous partons ensuite boire un café toujours en compagnie d’azedine, de son frère et de son cousin. Puis nous sommes raccompagnées jusqu’à la porte de notre hôtel.
Nous apercevons de nuit la place Jemaa el fan qui est très animée. Ca grouille de monde, il y a plein d’échoppes qui vendent à manger (de la soupe, des brochettes…..), de gens qui se retrouvent et de spectacles : de la musique, des singes mais aussi des serpents. Maud a insisté tout le weekend pour que nous évitions ce coin là.
La journée n’est pas finie puisque nous enchainons avec un hammam. C’est tout simplement génialissime. Nous nous avachissons devant la télé, devant la seule émission sous titrée en français en fait. C’est nul, vraiment très nul mais nous nous lavons le cerveau.
Durant la nuit, nous sommes délicatement réveillées à 4het maintenues éveillées jusqu’à 15h par le doux murmure provenant du minaret. Dès le matin, nous allumons la télé et oh surprise nous captons tv8 Mont Blanc ce qui nous permet de regarder extrême limite (on redécouvre comme c’était bien avec un scénario élaboré et des acteurs convaincants, on avait oublié que Marion Cotillard jouait dedans d’ailleurs). Petit déjeuner succulent en terrasse, nous sommes vraiment des vip ce weekend !
Nous allons enfin au palais de la Bahia ! C’est magnifique mais plein de touristes. C’est un palais construit dans le style arabo andalou. Juste avant, Azedine s’est fait interpellé par des policiers qui nous ont demandé si on le connaissait. Apparemment il s’agit de brigades touristiques car il y a eu beaucoup de problèmes avec de faux guides et maintenant ils font très attention.
Ensuite nous avons vu les tombaux Saadiens où nous avons fait la queue et là une minute top chrono pour faire des photos. Bon heureusement c’était seulement pour la plus grande tombe. Une fois la visite finie, nous nous sommes posés dans un jardin pour discuter. Nous avons tenté d’expliquer à Azedine les grandes différences des relations filles-garçons en France comme le fait qu’on puisse être amis, faire des collocs…. Il a trouvé ça assez étrange. Il a quand même proposé à Maud de rester au Maroc et de se marier avec lui comme ça elle pourra apprendre à faire des tajines avec sa maman pendant qu’il ira travailler. Un vrai rêve de femme moderne pour elle. Hélas, le weekend end se finit et nous devons rentrer. Mais à 18h30, le bus s’arrête dans un bled paumé pour rompre le jeûne. Nous repartons et à la sortie de la gare routière, on tente encore de nous arnaquer. Mais nous sommes désormais des pros de la négociation et repartons pour une somme très raisonnable en prenant Christophe au passage.
NB : une nouvelle amie retrouvée sur le clavier de Maud a élu domicile sur notre table depuis dimanche soir et ne semble pas décidée à partir.
Vendredi 26 septembre : Attendre, attendre et attendre
Nous devions nous rendre aux poteries avant midi pour récupérer une partie de la commande. Seulement à 9h aucun chauffeur et aucune voiture en vue. Nous patientons avec internet qui est enfin revenu. Puis à 10h, il est quand même temps de partir mais toujours personne. Nous sommes obligés de téléphoner à Simo qui dort encore. On nous annonce un chauffeur mais pour 11h, 11h pile promis. Retour du chauffeur à …11h15, mais nous devons attendre que la voiture soit nettoyée. Mais entretemps changement de voiture et de chauffeur. Nous devons aller en voiture à la Sodea pour changer de voiture.
A 12h nous partons donc enfin. Une fois arrivés, nous devons attendre car c’est l’heure de la prière. Nous mourrons de soif et tout le monde nous propose un verre de thé que nous refusons car c’est ramadan. Le summum étant atteint quand une odeur de boulangerie se propage à 13h30 dans le magasin et qu’on nous propose à manger et à boire mais nous sommes forts et résistons.
Nous repartons avec une partie de notre marchandise et nous commençons à aménager le magasin jusqu’à 21h30, heure où nous pouvons enfin partir en Week end.
26 septembre 2008
Jeudi 24 septembre
Après une matinée un peu lente car rien ne s’est passé comme prévu : les poteries impossible à joindre, le caporal absent pour pouvoir entamer les semis de nouvelles variétés, Simo qui ne se réveille pas, nous partons dans l’après midi récupérer notre commande d’huile d’argan.
Maud et moi, en raison de l’estomac toujours sensible de Christophe, héritons d’une place à l’arrière du pick up. Nous faisons donc un passage remarqué dans Ouled Teima où la route n’est pas toujours bien goudronnée d’où quelques secousses.
Mercredi 23 septembre
Retour matinal à la ferme où Maud et moi allons assister à la destruction de notre partie herbes aromatiques puisque nous sommes conviées à assister au semis des carottes. Les stagiaires sont très sympas et nous discutons avec elles. Nous mettons 30 minutes à découvrir ce qu’est le zaatr, future plante du potager. Nous finissons par découvrir grace au Larousse agricole qu’il s’agit d’origan.
Victoire de la matinée : notre fax parvient au laboratoire d’analyses où nous demandons un devis. Nous avions déjà envoyé 2 autres fax et 2 mails et passé 15 appels.
Christophe quant à lui, est malade et a donc stoppé la production de fromages.
L’après midi, nous préparons des confitures dans la cuisine de la villa et là autre victoire par la magie du feu doux, la confiture ne vire pas au caramel. Nos essais sur notre plaque chauffante avaient en effet tourné au caramel, délicieux mais un peu compliqué à tartiner.
Mardi 23 septembre : Les affaires sont les affaires
Mardi matin c’est avec courage que nous refaisons la rotation du potager qui nous en sommes bien conscientes ne servira certainement à rien. D’autant plus que notre section herbes aromatiques a disparu au profit de radis, carottes et betteraves puisqu’ils ont déjà planté deux banquettes d’haricots, de fèves, de petits pois, de courges, de courgettes ainsi qu’une banquette de poivrons, d’aubergines et d’oignons. Bon on se console en se disant qu’il y a au moins une partie des légumes qu’on avait demandé.
L’après midi nous partons pour Agadir, où nous allons parler affaires et prendre nos billets de bus pour Marrakech ainsi qu’en mission spéciale auprès de Cécile qui souffre du dos.
Arrivés au complexe artisanal, nous rencontrons le grand patron qui a l’air d’être un sacré businessman car il a des affaires un peu partout, parle plusieurs langues et fait de l’export. Christophe voit son temps de parole limité à quelques minutes puisque pour la première fois depuis notre arrivée, ici c’est la gente féminine avec qui on parle affaire.
Nous avons droit à une autre visite du complexe et même à des essayages de bijoux pour Maud et moi avec en prime pour Maud de nombreux rajustages de colliers. En affaires, il faut savoir donner de sa personne. Nous avons également essayé mais seulement entre nous quelques superbes produits du rayon cuir. Voici quelques échantillons en exclusivité :
Ensuite c’est direction chez Cécile que nous retrouvons par terre à coté de son lit enroulée dans sa couette. C’est opération cuisine et rangement après avoir discuté travail. On lui a même préparé un tupperware pour le lendemain. On finit par passer la nuit là bas car une fois passée l’heure de la rupture du jeûne, c’est mission impossible de trouver un petit taxi puis un grand taxi.
Lundi 22 septembre : un nouvel et cruel abandon
Lundi matin la visite où l’on retrouve des bretons et des nantais comme d’habitude. L’après midi, nous allons à Ouled Teima pour aller dans un cyber café et à la banque. Là c’est déjà la grande aventure puisque nous devons après de vaines recherches demander à un policier qui nous envoie dans la rue d’en face où le cybercafé est fermé. Entre temps Maud casse sa semelle et a donc une démarche proche de celle d’un clown. Nous poursuivons notre chemin et retrouvons le seul magasin de la ville que l’on connaît. Un nouveau guide nous emmène vers deux nouveaux cybercafés également fermés. Nous rentrons dans une boutique de téléphone où un nouveau guide nous fait tout retraverser en sens inverse mais le cybercafé est enfin ouvert ! Certes les claviers ont fait la guerre, il faut frapper très fort notamment sur les touches espace et supprimer, et les mails écrits ne sont pas toujours compréhensibles mais il y a internet !
Nous partons donc à la banque pour payer notre hôtel et découvrons la magie du transfert d’argent. A 14h, heure convenue nous avons fini et attendons donc devant la banque.
Les minutes défilent et toujours personne. A 14h30 nous finissons par appeler et Bella doit venir nous chercher. Nous patientons et à 14h50, nous voyons la voiture passer devant nous. Nous pas inquiets, pensons qu’ils vont faire une course et qu’ils reviennent. En plus nous avons un merveilleux terrain d’observation : le rond point d’en face.
Les minutes s’écoulent de nouveau sans que personne ne vienne. Nous décidons d’appeler et là stupeur plus de crédit ! Christophe finit par partir en expédition à la recherche d’une carte téléphonique après avoir eu du mal à laisser ses compagnes seules. Mais le destin n’est pas avec nous puisque la recharge ne marche pas et ne finira par marcher que le soir même. Vaillamment à 15h40 nous décidons de partir à pied, les petits taxis ne pouvant nous amener qu’à la sortie de la ville. Au bout de 20m de chemin, la voiture tant attendue apparaît. Mohammed le comptable a fini par appeler s’inquiétant de ne pas nous voir rentrer. On nous avait lâchement oubliés. Nous rentrons donc jusqu’à la ferme à 8 dans une kangoo, du jamais vu pour nous.
Rien de tel qu’une balade à cheval pour se remettre de tant d’émotions. Seulement un nouveau stagiaire décide de nous accompagner. Son surnom : le kéké.
En effet, il se la pète mais en plus il monte très mal à cheval. Lucy la jument de Maud l’a même foutu par terre et on la comprend.
Le soir c’est repas chez Simo dont la femme est arrivée et nous a ramené de nouvelles pâtisseries, notamment de succulents chouchous.
Proverbe du jour par Maud : Il faut vivre d’hamelou et d’eau fraîche
Week end de grosses larves
Vendredi, nous bossons toujours et un individu que nous ne nommerons pas ici, décide de remettre en question notre visite du lundi matin. A 16 mois, c’est certain on parle de veaux et non pas de broutards (son expérience dans le textile parle pour lui), dire que le déverdissage des clémentines se fait avec du dioxyde de carbone et de l’éthylène ca fait peur aux gens qui ne savent pas ce qu’est le CO2.Bref un échange passionant !
Bref samedi arrive et nous travaillons toujours. Nos confitures se transforment en caramel grace à la magie de notre plaque chauffante, c’est délicieux quand même. Dimanche voit l’avénement de la larvitude absolue. Notamment mes deux compatriotes qui ont réussi à passer 6h d’affilée sur les experts pour finir la première mission, ne se levant que deux fois pour manger de la confiture banane-orange et pour changer de lit. A la base nous étions trois devant nos pc, on se serait cru dans un week end de mpsi !
Fait notable : il a plu pendant 4 jours !
22 septembre 2008
problème internet
Bonjour à tous,
pour cause de panne internet point d'articles rajoutés sur le blog pour une durée indéterminée mais on va se débrouiller pour vous redonner très vite des nouvelles. La on est perdu dans un cyber café dans les ruelles d'ouled teima où nous avons erré pendant 20 minutes mais on vous raconte ca en détails prochainement!
a bientot!
18 septembre 2008
Du 15 au 18 septembre: les journées sans fin
Lundi matin, c'est encore visite de la ferme (on annonce la veille 20 touristes, le matin 45 couverts sont mis, en fait il n'y a que 20 personnes)
Le midi c'est départ pour Agadir où nous retrouvons Cécile pour aller manger dans un restaurant très typique: pizza hut. Ensuite c'est visite des hotels pour une délégation de 20 étudiants de las palmas qui viennent en novembre. Nous faisons un peu tache dans les superbes hotels du bord de mer d'agadir mais nous les enchainons. Nous finissons par trouver un petit hotel sympa où nous avons rendez vous le soir même pour discuter tarifs et activités. C'est retour à polytechnique où nous travaillons jusqu'à 19h30 avant de retourner à l'hotel tout en buvant un verre en attendant notre rendez vous.
Le mardi matin, rendez vous au complexe artisanal avant d'aller visiter une fabrique de poterie. Toutes les pièces sont faites et peintes à la main. La dextérité du potier est impressionante ainsi que celle du peintre.
C'est une vraie caverne d'ali baba où nous devons faire notre choix.
Unefois les poteries choisies, direction un atelier de mosaïque et de travail de la pierre.
Avant et apres
Au passage, nous traversons des endroits jonchés de sacs plastiques, gros problème au Maroc car il y en des tonnes qui se baladent dans les champs.
Ensuite nous n'avons pas le temps de manger puisque nous avons rendez vous aux Dunes d'or, superbe complexe hotelier avec 3 piscines, centre de balnéo-thalasso, 5 restaurants, une dicosthèque bref la totale! Bon nous pauvres étudiants n'avons pas les moyens de nous payer une chambre mais les gens étaient très interrogatifs à notre sujet quand ils nous ont vu faire la visite avec le directeur qui nous a en plus offert un verre. Nous ne mangeons toujours pas car Cécile a rendez vous à polytechnique, où nous travaillons encore jusqu'à pas d'heure. Ensuite nous avons désesperement tourné dans les rues afin de trouver un resto ouvert. On ne change pas une valeur sure: le seul ouvert c'était Mac Do!
Le lendemain passage à polytechnique pour passer divers coups de fil et préparer notre rendez vous au complexe artisanal. Nous passons alors un temps assez impressionant à coller sur chaque poterie de petites étiquettes indiquant la quantité que nous voulons. Nous partons à la marina pour un repas bien mérité avant de revenir à polytechnique pour travailler et se rendre à un nouveau rendez vous dans un magasin de produits de beauté à base d'huile d'argan.Ensuite la journée est enfin finie et on sent que Maud et Christophe ont le cerveau légérement mais vraiment très légérement fatigué.
Nous rentrons enfin chez Cécile pour nous affaler dans le salon tels des loques. Le lendemain matin c'est retour à Ouled Teima avec au passage un curieux changement de taxi en cours de route. On a pas tout compris: notre taxi s'est mis à faire demi tour avant de nous faire descendre et d'échanger avec les passagers d'un autre taxi. Nous n'avons même pas à marcher sur la ferme car nous nous faisons emmener en pick up.
J'ai envie de vaunir!!!!!
Matinée ravageurs et point sur le potager qui a bien sur été planté en notre absence donc toute la rotation est à refaire. C'est bien on s'ennuyait un peu en ce moment!
L'après midi c'est préparation des pots de miel. Un super atelier manuel avec Maud qui comme d'hab quand il s'agit de bouffe prélève sa commission.





























































